Il nous a paru difficile de donner, dans l’immédiat, une quelconque « réponse de principe », pour ou contre, sur ce projet, compte-tenu de ce que nous avons considéré comme une insuffisance de précisions dans les informations fournies jusqu’à présent dans le dossier, et à la réunion du 6 mars 2009, aussi bien sur la route que sur la ZID.
Nous sommes amenés à vous faire part des interrogations suivantes :
1 - Interrogations sur la route dite « barreau routier » :
- Quel bien fondé pour le barreau routier, eu égard à l’engorgement de Pontchâteau et le degré d’inadaptation de l’échangeur de Savenay La Moëre, dans une commune déjà tronçonnée par la RN165 et la RN171 ?
- Quel tracé exact, avec quel empiètement sur l’une et l’autre des deux communes concernées ?
- Quels impacts foncier, environnemental et paysager, et comment les limiter ?
- Quels aménagements concernant le bruit de la montée de camions, lié à la forte déclivité ?
- Quel respect du « poumon vert » identifié comme tel par le SCOT et le Schéma de secteur communautaire ?
- Comment répondre à la nécessité d’un pont de franchissement de la voie ferrée et de la route communale, vue la proximité d’habitations à Vérac et à la Carriais, du bois classé (de Boitouze) à Prinquiau et de la Vallée de la Carriais à la Chapelle-Launay, ainsi que du sentier de grande randonnée (GR3) ?

2 – Sur la ZID (Zone d’Intérêt Départemental) :
- Quel positionnement exact sur l’une, l’autre ou les deux communes, pour cette très forte emprise foncière (150 ha.) de la ZID ?
- Raccordement à quelle voie ferrée : celle de Redon ou celle de Saint-Nazaire ?
- Nature exacte de la ZID ? Si elle est intermodale de ferroutage, une autre localisation plus proche du Port Autonome ne serait-elle pas mieux adaptée : zone de remblaiement à Donges-Est, où elle serait alors « trimodale » (mer, fer et route) au lieu de seulement bimodale (fer et route) ici.
- Zone seulement logistique, mangeuse d’espace et peu créatrice d’emplois ? Ou zone mixte à la fois logistique et industrielle ? Et que veut exactement dire zone de « haute qualité environnementale » ?
Le Conseil municipal considère donc que les informations dont il dispose à ce jour ne lui permettent pas de donner un avis sur ce dossier qu’il juge plutôt négatif pour son environnement. Avant de donner un avis tranché, et alors que ces projets font naitre de nombreuses interrogations légitimes sur les conséquences de telles réalisations pour les habitants et l’avenir de notre commune, la municipalité est bien décidée, au préalable, à obtenir davantage de précisions et des réponses à ses nombreuses questions.
28 avril 2009
