« A La Chapelle-Launay, nous avons la chance d’avoir hérité des générations précédentes de nombreux témoins du passé, qu’ils appartiennent au patrimoine architectural ou mobilier :
- depuis ce qu’on nomme le petit patrimoine bâti, petit de par sa taille : puits, calvaires, fours à pain, fontaines, etc - dont un premier recensement a été établi par Benoit Huou,
- en passant par le patrimoine industriel, avec l’ancienne tannerie de la Berthelais,
- le patrimoine religieux : la chapelle St Joseph où nous sommes aujourd’hui réunis, ainsi que l’église paroissiale de la Nativité de la Vierge dont une partie du mobilier (calices, coquille de baptême, boite aux saintes huiles) est classé Monument Historique au titre d’objet, et dont les vitraux sont particulièrement intéressants comme vous pourrez le découvrir dimanche après-midi,
- jusqu’au patrimoine monumental classé Monument Historique que constitue l’abbaye de Blanche Couronne, que Jacques Dalibert a qualifié de « vaisseau amiral » de notre patrimoine communal. Et je n’oublierai pas non plus le patrimoine paysager, floristique et faunistique, caractéristique de l’estuaire de la Loire, auquel nous sommes de plus en plus sensibles.

Notre municipalité a souhaité cette année prendre l’initiative de mettre en valeur notre patrimoine dans sa multiplicité, et pour reprendre la métaphore maritime de Jacques Dalibert, de ne pas négliger la flotille face au vaisseau Amiral (…)

La commission extra-municipale environnement/jeu, dont je remercie l’implication, a travaillé, autour de Michel Gilquin, Adjoint au Maire, sur un jeu de piste destiné à faire découvrir sous forme de quizz aux plus jeunes le patrimoine du bourg et le patrimoine paysager estuarien. A ce titre, l’église paroissiale sera ouverte pour la 1re fois lors des Journées du patrimoine, et une fournée de pain sera cuite par Michel Judic demain après-midi dans le four du Presbytère.
La commission culture a conçu des panneaux d’exposition présentant l’histoire de la chapelle St Joseph et du champ de foire auquel son destin est étroitement lié. Et après la restauration de ce bâtiment, nous avons le plaisir d’y accueillir les expositions de Roseline Le Bras et Michel Deluen.

Tout prochainement, nous lancerons une étude préalable sur les peintures murales de l’enfeu de l’abbaye de Blanche Couronne aboutissant à un constat détaillé puis à la définition d’un protocole de restauration. Nous ne manquerons pas d’y associer les peintures de la niche où se trouvait la statue, suppose-t-on du saint patron de cette chapelle.
Notre patrimoine est fragile, vulnérable. Il a souffert, certainement plus au cours du siècle dernier qu’au cours des siècles précédents. Entreprendre une restauration est un énorme chantier, surtout à notre échelle communale ou intercommunale. Nos moyens humains et budgétaires ne suffiraient pas à restaurer l’ensemble de notre patrimoine communal. Cependant, empêcher la poursuite des dégradations est une première étape essentielle, sensibiliser les générations futures à cet héritage que nous leur transmettrons en est une autre tout aussi primordiale ».













