Zones d’ombre de Loire-Atlantique

- Le répartiteur de Savenay
Central téléphonique et ADSL de la gare de Savenay (SVN44, ou Savenay 44195SVN), auquel, faute d’en avoir un sur son propre territoire, est reliée la Chapelle-Launay, d’où des problèmes d’affaiblissement du signal dus aux distances et à la vétusté du réseau.
Accueillant la délégation, Hervé Bocher a d’abord rappelé la Charte "département innovant", qui devait, selon les engagements de France Télécom, assurer en deux ans la couverture complète du territoire départemental, à un débit minimum de 512 Ko. Mais, concernant le dispositif "expérimental" en cours des " NRA Zone d’ombre " (NRA ZO) dans quatre communes, un point ne sera fait qu’à la fin de l’année 2009. Et, sans attendre, "une réponse plus immédiate" est désormais la décision départementale de subventionner l’achat et l’installation d’un kit satellitaire pour les particuliers situés dans les diverses zones d’ombre du département.
État des lieux communal

- SVN SR007
Sous-répartiteur du centre bourg de la Chapelle-Launay, saturé et mal relié par un câble vétuste, au central de Savenay.
J.Dalibert, maire de la Chapelle Launay a souligné qu’au-delà de la seule question de la zone d’ombre de la Basse-Chapelle, c’est la desserte ADSL, aussi bien que téléphonique, qui pose problème sur une bonne partie du territoire communal. La Chapelle-Launay étant l’une des rares des huit communes de la communauté de Loire et Sillon, à ne pas avoir son propre répartiteur (NRA) en son centre bourg. Sa desserte ADSL souffre, de plus, d’une très mauvaise connexion entre le répartiteur central de Savenay (Gare) et le centre bourg de la Chapelle-Launay. Sollicité à ce sujet, France Télécom s’était engagé, fin 2008, à fournir à la municipalité un rapport précis sur l’état du réseau entre les deux, qui reste toujours attendu à ce jour.
La délégation capellaunaisienne a ensuite précisé l’état des lieux établi selon la méthodologie préconisée par l’AIDSL (Association des Internautes de Sillon et Loire), qui a depuis été élargi à l’ensemble de la communauté de communes de Loire et Sillon. Ses résultats viennent bien confirmer une situation spécifique à la commune, la plus mal dotée, pour l’ADSL avec Lavau-sur-Loire.

- Sous répartiteur du Tillon
Où il passe une fibre optique de Savenay vers Campbon, qui pourrait être en partie dérivée vers le centre bourg de la Chapelle-Launay
- Eligibilité ADSL : sur un peu moins de 900 lignes (894), la commune de la Chapelle-Launay, compte moins de 3 % de non éligibles à l’ADSL. 875 d’entre-elles, soit 97 %, sont donc en principe raccordables à l’ADSL "de base" à 512 Ko. Mais, alors que dans la Communauté de communes de Loire et Sillon (CCLS), 9 sur 10 des lignes ont un potentiel de connexion jusqu’à 8 Mo, ce n’est que 2 sur 3 dans notre commune.
- Débits théoriques : si 1/10 seulement sont inférieurs à 2200 Ko dans la CCLS, ce taux passe à 1/4 pour la commune.
- Longueurs des lignes : à partir du répartiteur de desserte (NRA, avec DESLAM), si 11 % des lignes téléphoniques dépassent les 5.000 m. en CCLS, les 284 longues lignes représentent près du tiers (32 %) des lignes de la commune. Et celles de plus de 6.000 m. 11 %, soit deux fois plus qu’en CCLS (5 %).
Fibre optique et DSLAM pour le centre bourg

- Fibre optique entre Savenay et Campbon
Travaux d’octobre 2004. Une amélioration intercommunale du réseau que France-Télécom montre aujourd’hui peu d’empressement à réaliser entre Savenay et La Chapelle-Launay.
Ces constats justifient pleinement, selon la municipalité, son souhait du tirage d’une fibre optique jusqu’au centre bourg – que ce soit depuis Savenay ou à partir du sous-répartiteur du Tillon, où passe une fibre optique vers Campbon - et l’implantation au cœur de la commune d’un répartiteur ADSL (DESLAM [1]), qui serait de nature à améliorer considérablement la desserte ADSL, non seulement du bourg, mais également des hameaux les plus proches, la Haulais, la Carriais et la Berthelais.
Encore faudrait-il - s’agissant là d’un point majeur de l’aménagement du territoire communal - disposer sans plus tarder des éléments techniques précis et d’une évaluation financière fiable de la part de France Télécom, responsable du réseau, pour étayer une étude de faisabilité, établir un plan de réalisation et monter un dossier de financement et de subventions auprès de la CCLS, du Conseil général et de la Région.
Visiblement interpelé par la démarche "proactive" de la délégation municipale, le conseil général s’est engagé pour finir à appuyer les demandes de la commune auprès de France Télécom, dont les réponses promises sur l’état du réseau filaire, téléphonique et ADSL sur la commune, se font trop attendre. Une réunion technique, Conseil général, France Télécom et municipalité, doit être programmée dès la rentrée, pour faire le point à ce sujet.
